sarthe_2006.php
Retourner à la page d'accueil Nous envoyer un mail

 


EN DIRECT
DU TERRAIN

 

 

SUIVI DE PARCELLES

SARTHE 2006

La CUMA de la vallée des Deux Fonds (Sarthe) rassemble 6 agriculteurs qui ont mis leurs parcs matériels en commun en 1995 pour évoluer en groupe vers les TCS et maintenant vers le semis direct. Après 10 ans de non-labour, le décompacteur est utilisé uniquement pour les semis de printemps qui reçoivent des effluents d'élevages. La CUMA travaille depuis maintenant 3 ans avec la firme DURO à la mise au point d'un ensemble fissurateur / semoir avec pour objectif de semer dans des couverts fraîchement détruits. Vous pouvez retrouver les détails de fonctionnement du Strip Till et les discussions sur le forum Agricool.

La parcelle présentée est limono-sableuse avec une réserve utile de 60 mm environ. En non-labour depuis 10 ans, elle a évoluée positivement avec une légère augmentation de la réserve utile et un taux de matière organique qui a longtemps stagné avant de croître plus fortement ces dernières années (1,8 % à 2 % aujourd'hui). Les phénomènes de battance ont été réduits.

Vidéo semis blé 2007

 Vidéo semis blé dans couvert vivant

Vidéos du semis de maïs 2006

Vidéos maïs sur video.google (3 vidéos en tout)

Janvier 2007

On remarque en premier plan des zones de compaction correspondant aux passages de la moissonneuse, puisque le maïs a été battu juste après un orage de 25 mm : les sols argileux ont une excellente mémoire.

Novembre 2006

21/11 : Au vu de la végétation, on aurait pu diminuer la dose de semis à 320 gr/m² car il y a eut très peu de perte à la levée.

Novembre 2006

Pas d'attaque de limaces. Pas de mauvaises herbes grâce au semis tardif.

Novembre 2006

7/11 : La levée est assez homogène malgré un aspect plutôt grossier de la surface de la parcelle.

Octobre 2006

Quelques jours après la récolte du maïs (26/10), semis de blé Apache à 340 gr/m² en 1 seul passage. Le compil enfouit les graines sous le matelas de fanes et détruit les quelques graminées présentes dans la parcelle, il n'y a pas eu de glyphosate utilisé sur cette parcelle.

Détail de la trémie frontale (pdf)

Destruction des couverts (pdf)

Vidéo semis blé

 Vidéo semis blé dans couvert vivant (parcelle voisine)

 

Octobre 2006

La récolte à eut lieu le 21/10 malgré un orage de 25 mm la veille et, surprise, la machine ne marquait quasiment pas le sol : quand on  perturbe peu le sol, on gagne considérablement en portance (les voisins auront encore une fois pensé que c'étais fou d'aller moissonner par un temps pareil).

 

On retrouve la photo du mois d'avril avec les 4 rangs semés sans engrais une semaine plus tôt que le reste de la parcelle.

Récolte à 23% d'humidité pour un rendement en sec de 88 qx/ha . Déçu dans un premier temps mais si l'on rajoute 10 à 15 % des pertes dues à la grêle, que l'on déduit les frais de séchage et de mise en place, avec une irrigation très économe (150 mm contre 200 mm à 250 mm pour les voisins), une structure préservée voir améliorée, le bilan est finalement très positif.

 

Quand on compare les épis avec ou sans engrais starter, on observe 20% de poids en plus en faveur du traitement avec engrais ; ce constat n'est cependant pas vrai sur les parcelles non irriguées dans lesquelles le facteur limitant a été l'eau : dans ce cas un excès d'azote peu même être préjudiciable (les parcelles non irrigués du secteur dépassent rarement 60 qx/ha en sec ...).

 

La prochaine étape du strip till sera de travailler sur :

- Les variétées adaptées au semis direct

- Les formes d'engrais les plus appropriées

- Le couvert qui précède.

Nous sommes donc à la recherche de partenaires pour approfondir toutes ces interrogations, mais nous avons déjà mis en place une plate-forme d'une vingtaine  de couverts avec de multiples mélanges sur laquelle nous implanterons avec le strip till du maïs l'année prochaine afin de savoir qu'elle sont les couverts les mieux appropriés à notre technique, suite l'année prochaine ...

Août 2006

Malgré un orage de grêle survenu le 25 juillet, et dont les pertes sont estimé à 15 %, le maïs résiste bien à la sécheresse, il n'a reçu que 150 mn d'eau alors que beaucoup d'irriguants sont à plus de 200 mm dans ce type de terre.

Août 2006

Comparaison avec et sans azote au semis : sans azote le maïs est moins développé en hauteur, mais quand on regarde les bosselles, celles sans azote ont deux rangées de moins mais sont plus régulières et avec le même nombre de grains (à droite sur la photo). Le poids de mille grains fera peut-être la différence.

 

Fin Juin 2006

Epandage localisé du solde d'engrais une fois que les plants recouvrent bien le sol.

Dans les deux lignes du centre aucun engrais n'a été injecté au semis. Avec seulement 20 unités d'azotes en moins, la différence est très nette : en plus de la couleur pâle des plants, ceux-ci ont deux feuilles de retard par rapport aux rangs fertilisés au semis.

Un apport, même faible, d'azote localisé au semis favorise le démarrage en semis direct.

 

Début juin 2006

Le maïs se développe rapidement en surface avec le retour de la chaleur. En profondeur la croissance est impressionnante : 18 cm de racines en 13 jours !

Mai 2006

Le semis a été réalisé le 20 avril, suivi d'un passage de glyphosate (1L/ha) pour stopper les repousses. La parcelle sera désherbée en post levée en fonction de la flore. Une incorporation de 70 kg/ha de 23-23 a été faite avec le strip till : la vitesse d'enracinement du maïs est stupéfiante !

Avril 2006

Essai de semis de maïs le 11 avril en direct dans le couvert détruit le 15 mars avec 2 L/ha de glyphosate. Le reste de la parcelle sera semé dans les jours qui viennent quand le sol sera ressuyé (pluie de 9 mm le 15 avril).

Vidéo du semis (.wmv ; 500 ko) ; détail du semis (460 ko)

 

De l'ammonitrate est incorporé à 20 cm sous la ligne de semis avec les " delimbes " fixés sur le fissurateur. On aperçoit des grains sur la photo, et on constate bien que le sol n'est pas bouleversé.

Le fissurateur (photo) est équipé d'une dent particulière, une pointe qui pénètre grâce au poids de tout l’appareil. L'étançon crée une onde de choc dans le sol afin de le fissurer, puis le passage d'ailettes soulève un peu le sol sans bouleverser les horizons.

La fermeture est assurée par 2 disques gaufrés (photo) referment le passage de la dent ; ils sont entraînés par des bandes de roulements qui rappuient le sol. Celles-ci sont d'un diamètre inférieur à celui des disques : ces derniers tournent donc plus vite que la vitesse d'avancement et créent de la terre fine.

Le semoir est un NX équipé de chasses-débris, d'un disque gaufré qui prépare le lit de semence, une roue inox qui rappuie la graine puis des roues crénelées pour bien fermer la ligne de semis.

 

Février 2006

Un petit profil permet de constater le formidable travail des racines et des vers de terre malgré un couvert qui semble peu développé. On retrouve facilement des racines à + de 60 cm de profondeur, avec un chevelu racinaire qui a bien préparé le futur lit de semence. On observe cependant une zone plus compactée entre 10 et 25 cm, d'où l'intérêt d'utiliser un fissurateur dans ce type de terre 1 année sur 3 ou 4 dans la rotation.

Janvier 2006

Apport d'un mélange de 10 t/ha de fumier volaille + 25 t/ha de fumier de bovins début février sur un sol avec une bonne portance. Cet apport précoce « booste » un peu le couvert, et permet au fumier d'être bien décomposé au moment du semis. 

Octobre 2005

Parcelle en précédent orge d’hiver (paille enlevé), semis direct d'un couvert le 12 septembre avec un Unidrill.  

Mélange : 20 kg/ha d'avoine hiver, 20 kg/ha de seigle, 10 kg/ha de vesce, 2,5 kg/ha de moutarde, 3 kg/ha de phacélie. Le semis à été tardif à cause de la sécheresse mais la faible végétation en surface permet peut-être un réchauffement plus rapide au printemps.

 

Retour haut de page

Réalisation : Mine de Rien - Ecrire au webmaster