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Compost et production agricole
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« Par définition, nos métiers d'assainissement, de collecte, de traitement et de valorisation des déchets contribuent au développement durable : nous récupérons et transformons les résidus des activités humaines pour les restituer à la nature de la façon la moins dommageable. Mais si, par vocation, nous servons l'environnement, notre philosophie d'entreprise est d'aller plus loin que le seul exercice de notre métier. Aller plus loin, c'est élargir notre champ de vision au-delà des impératifs commerciaux de court terme. Les solutions que nous développons doivent être, aujourd'hui comme demain, acceptables. Aller plus loin, c'est aussi nous dépasser. Être le plus international des groupes de propreté, et le plus global crée l'ardente obligation d'exemplarité qui incombe à tout leader. Aller plus loin, c'est également montrer la voie à notre industrie. Quand Véolia Propreté s'impose, dans le monde entier, des normes environnementales minimales, quelle que soit la réglementation en vigueur, nous espérons que son intransigeance fera école. Aller plus loin, c'est enfin exercer notre responsabilité sociale. Il nous appartient d'agir pour replacer l'homme au centre de la croissance économique. »
Denis Gasquet
Directeur général Véolia Propreté, Directeur général adjoint de Véolia Environnement.
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Division propreté de Véolia Environnement, Véolia Propreté est le numéro 2 mondial de la gestion des déchets. Avec 71 000 collaborateurs dans 34 pays, nous réalisons un chiffre d'affaires de 6,2 milliards d'euros.
Nous sommes les seuls à prendre en charge les déchets sous toutes leurs formes et à tous les stades de notre chaîne d'activité : en amont, nous fournissons des services de propreté et de logistique : collecte des déchets, assainissement, nettoyage des espaces publics, des bureaux et des usines, entretien et maintenance des équipements de production, dépollution des sols, gestion des flux de déchets sur les sites industriels. En aval, nous effectuons des opérations de traitement, élémentaires ou complexes :
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Recyclage : nous trions et préparons les matières contenues dans les déchets pour les réinsérer dans un processus industriel.
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Compostage : nous transformons les matières organiques en compost pour les rendre à la terre.
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Stockage ou incinération
: nous traitons les déchets de la façon la moins dommageable pour la nature.
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Production d'énergie : nous produisons de l'électricité ou de la chaleur à partir des déchets stockés ou incinérés.
Composts, sols, et production agricole
(d'après Galiléo n°4)
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Ressource naturelle dégradée par l’agriculture, l’urbanisation et les diverses pollutions, le sol arable est en voie d’épuisement. La préservation du capital productif des agriculteurs, de la principale source d’alimentation humaine et des écosystèmes plaident pour le développement d’une agriculture durable. En agissant sur la tenue du sol, son activité biologique et sa fertilité à long terme, les épandages de composts fabriqués avec les déchets biodégradables y contribuent.
La transformation des déchets organiques en amendements contribue à préserver les sols. Par leur apport en matière organique, les composts renouvellent l’humus, dont l’action principale est de garder la terre aérée, perméable et résistante à l’érosion. Agissant comme un liant des éléments terreux, l’humus participe au maintien de la structure et de la stabilité du sol. Tel une éponge, il retient l’eau et l’économise. Il retient par là même les pesticides et certains engrais et évite la pollution des rivières et des nappes phréatiques. « Pour qu’un sol conserve son taux d’humus, il faut lui apporter de la matière organique et pratiquer des techniques culturales simplifiées » explique Dominique Soltner, agronome. « Le compost végétal est une source idéale d’humus. Il associe des bois d’élagage et de taille, qui améliorent les propriétés physiques du sol, et des tontes de gazon et des feuillages qui nourrissent les bactéries et les plantes. En co-compostant ces déchets verts avec des déchets organiques riches en matières azotées, on obtient des produits à fort pouvoir humifère et nutritif. »
Dominique SOLTNER, agronome : « L’utilisation du compost végétal est une innovation agronomique »
Le développement durable dans l’agriculture cela signifie quoi ?
« Quels que soient les pays et leur type d’agriculture, quatre exigences devraient être mieux prise en compte pour développer la vie du sol et respecter les équilibres biologiques : lutter contre l’érosion, qui est la première source de pollution des rivières et des plans d’eau ; stocker du carbone dans le sol, pour l’améliorer et participer à la lutte contre l’effet de serre ; valoriser les ressources naturelles que sont les résidus ligneux, les déchets d’élevage, agro-industriels et urbains ; limiter les intrants agricoles – engrais, désherbants, phytosanitaires, machines. »
Comment s’y prend un agriculteur pour gérer le sol de façon durable ?
« En pratiquant une agriculture intégrée, c’est-à-dire qui tienne compte de son milieu, qui renouvelle la fertilité du sol en mettant à profit les processus naturels de régulation. Elle est fondée sur la rotation des cultures, si possible associée à l’élevage, sur le recyclage des résidus organiques, l’utilisation raisonnée des engrais, la conservation ou le rétablissement des haies, talus et bandes enherbées, la prise en compte de l’action des insectes auxiliaires dans la lutte contre les parasites et le remplacement du labour par le semis direct. Tout ceci permet de mettre les cultures dans les meilleures conditions de croissance et de résistance, et de placer les maladies et mauvaises herbes dans les conditions les moins favorables à leur prolifération. »
En quoi l’utilisation du compost végétal est-elle une innovation agronomique ?
« La forêt composte naturellement les branches et les troncs, d’où la fertilité que l’on sait. Mais dans l’histoire de l’agriculture, si le bois a été utilisé comme fertilisant, c’est uniquement sous forme de cendres. Voilà pourquoi l’utilisation du compost végétal est d’une grande nouveauté agronomique ! A forte proportion de bois broyé, il est très riche en lignine et a une efficacité de longue durée sur la structure du sol. Si, dans les campagnes, les bois d’élagage étaient broyés plutôt que brûlé, ce serait un tournant très important pour lutter contre l’érosion des sols. » |
Fabrication du compost
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" Le procédé de fabrication reproduit en l’intensifiant le cycle de décomposition et d’humification des résidus végétaux. En restituant au sol une ressource sur laquelle les hommes ont puisé pour se nourrir, on boucle un cycle, conformément aux mécanismes de régulation de la nature."
(Nelly Pierre, pôle agronomique Véolia)

Tout l’art du composteur consiste à piloter, avec de l’eau, de l’air et de la chaleur, les phases de fermentation et de maturation des déchets, afin d’obtenir des produits dont l’innocuité et la qualité agronomique répondent à des standards. Les composts subissent d’abord une opération d’hygiénisation par élévation de la température à plus de 55°C, dans le but de supprimer les germes pathogènes. La maturation intervient ensuite pour obtenir un fort taux d’humus, un produit stable dans le temps.
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