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Le COMPIL

 

Décompacteur

Le Strip-Till

 

VIDEO : Semer avec un compil ...

 

Le mot de Pierre Jallu

De par ma carrière d'agriculteur, mon esprit observateur et mon tempérament avant-gardiste, j'ai découvert la manière douce de pratiquer le métier avec des principes simples, économiques, respectueux du sol et de ce qui vit avec et autour. A la suite de quoi, avec la collaboration de Duro-France, de M. Pommier en particulier, et des agriculteurs de ma région, j'ai contribué au développement du décompacteur devenu par extrapolation le STRIP-TILL, ainsi qu'à celui du COMPIL. Le Compil, adapté au travail de surface, à la gestion de la matière organique, apporte des solutions aux problèmes causés par les prédateurs sans nuires aux auxiliaires. Il est l'outil qui trouve un champs d'action très large car c'est par l'expérience des utilisateurs qu'il fait découvrir l'éventail de  ses possibilités. Ces deux machines trouvent leurs places en sécurisant les semis sans bousculer les habitudes des hommes et de l'exploitation. Inventivité - Réactivité - Créativité sont devenus les maîtres-mots de cette synergie.

 

Le COMPIL

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Le COMPIL est un outil de travail du sol apportant une réponse aux problèmes de maintien naturel des structures de surface. Bien qu’adapté à tous les systèmes de cultures, l’outil a été adopté par beaucoup d’agriculteurs soucieux de trouver une réponse aux problèmes rencontrés lors de la simplification du travail du sol.

Le COMPIL, documentation complète

Le COMPIL, témoignage de la CUMA des Deux Fonds

Il n’existe pas de limite à l’utilisation de l’appareil, que ce soit en méthode traditionnelle ou en techniques simplifiées, et ses avantages sont multiples : faux-semis, restructuration et nivellement des parcelles, arrachage et matraquage des chaumes, destruction par lacération des couverts vivants, enfouissement régulier des amendements et effluents organiques, semis de blé, de colza, de pois, de couverts...

La machine est équipée de trains de bêches de 540 mm de diamètre. L’axe des trains de bêches forme un angle léger par rapport à l’axe d’avancement du tracteur : il s’en suit un déplacement latéral des bêches lors de la progression de l’outil. En associant l’avancement et le mouvement latéral, la pointe de la bêche décrit un arc de cercle entre sa pénétration dans le sol et sa sortie. Il en résulte un mouvement d’arrachement en « coup de cuillère », à raison de 80 coups au m².

 

Ce procédé permet d’obtenir un fond de travail alvéolé en « boîte à œufs » qui a plusieurs avantages :

  • Absence de lissage : les trains de bêches sont en suspension sous la structure de l’appareil qui est lui-même contrôlé dans sa descente par la tête, les roues et les rouleaux ;
  • A la différence des dents ou des disques qui portent en continu sur le sol, les bêches en suspension du COMPIL ont une action d’arrachement et maintiennent la porosité et la friabilité des sols. Cela permet une infiltration optimale de l’eau en conditions humides (pas de ruissellement latéral) et une sécurisation de la levée des cultures en conditions sèches (connexion à la capillarité du sous-sol) ;
  • Les zones qui semblent non touchées par les bêches sont en fait disloquées mais gardent une bonne cohésion : cela permet le passage des engins sur les « crêtes » des « boîtes à œufs » sans création d’ornières. De plus l’absence de travail en ligne facilite la direction du tracteur au semis.

La vitesse de rotation des bêches, entraînées par appuis successifs, provoque une projection de terre et un tri densimétrique : les éléments fins retombent en premier, puis les éléments moyens et grossiers, et enfin les débris végétaux qui viennent recouvrir le tout :

  • La proportion de terre fine est raisonnable car le fractionnement se fait naturellement par le choc des mottes entre elles ;
  • Le mulch ainsi créé facilite le contact terre / résidus et par conséquent accélère la minéralisation et la décomposition ;
  • Le lit de semence est idéal avec un fond de travail ferme et connecté à la porosité du sol, des éléments fins assurant un bon contact sol / graine, et une couverture végétale en surface garantissant la protection du sol et la conservation de l’humidité.

Couvert de navette / phacélie / seigle implanté en 1 seul  passage sur une paille broyée.

Levée du mélange navette / phacélie / seigle

Blé implanté en un seul passage sur maïs grain broyé par la batteuse ; 6 L /ha de fioul pour l’implantation

Vidéos sur Google

Quelques données techniques :

 

Avec le Compil, et pour une puissance de traction donnée, la largeur de travail et la vitesse optimum de travail sont 1,25 fois supérieures à celles d’un covercrop ; cela donne pour un tracteur de 120-130 CV :

 

 

Le rapport des coefficients est de 1,56 : cela signifie que le tracteur attelé au Compil réalise environ 1,6 moins d’heures que celui attelé au covercrop. Pour un un tracteur de 130 CV réalisant 10 h de travail avec un covercrop, il ne faudrait que 6h15 avec un Compil de 5 m ; les économies portent donc sur la consommation en carburant, sur la mécanisation et sur le temps de travail.

 

 

Le DECOMPACTEUR

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Dans le cas d’itinéraires techniques en simplifié ou en direct, le décompactage (ou plutôt la fissuration) permet de sécuriser l’implantation des cultures sensibles. Cette sécurisation peut être indispensable dans les premières années, quand les sols qui ne sont plus travaillés et ne sont pas encore réorganisés et structurés par l’activité biologique et la pratique des couverts végétaux en interculture.

Le DECOMPACTEUR, documentation complète

Les différents horizons du sol ne sont ni retournés ni bousculés et la terre n’est pas déplacée horizontalement : En effet, le sol ne subissant pas d’effet de choc, il n’y a pas de séparation des éléments fins des éléments grossiers du sol, ce qui revient à dire que les différentes couches de sol restent à leur place, ne sont pas mélangées et que l’activité du sol n’est pas perturbée.

 

« La dent Jallu » a deux fonctions essentielles : casser avec sa pointe la semelle de labour puis, avec la partie arrière en aileron, ameublir la couche de sol traditionnellement labourée. La totalité du poids de l’outil et de l’effort de traction sont concentrés sur la pointe fine faisant office de burin et qui attaque le sol en premier, d’où une très bonne pénétration horizontale et en profondeur. Cela permet également d’éviter une consommation excessive de puissance (25 CV par dent) et une longévité accrue des pièces d’usure. Ce n’est qu’ensuite que descend la partie la plus large de la dent, celle-ci ne rencontrant plus de résistance puisque avançant dans un sol fragmenté : le nez d’accroche continue d’éclater et de fracturer le sol tandis que l’étrave en couteau facilite le passage de l’étançon. La configuration de la dent en éléments de plus en plus larges provoque la fragmentation et la remontée progressive du sol pour laisser passer l’étançon sans effort.

L’utilisation de plusieurs dents en ligne sur un même outil (perpendiculairement au sens d’avancement), provoque le soulèvement du sol sur toute la largeur de travail, formant une vague de terre montant légèrement au passage des étançons puis des ailerons : la terre est prise en chape, à l’image de briques serrées entre les mains pour être soulevées du sol, d’où un effet positif par rapport à un appareil  en V ou en double rangée.

 

 

Le STRIP-TILL

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Pour ceux qui veulent aller plus loin vers l’agriculture de conservation en laissant tous les résidus en surface, mais qui souhaitent sécuriser leurs semis de printemps par le passage d’un fissurateur associé au semoir, avec la possibilité d’apporter un peu d’azote en profondeur pour stimuler la croissance du maïs.

Cet outil peut intervenir tous les 3 ou 4 ans dans le cadre de la rotation, afin de sécuriser le passage de l’exploitation au semis direct. Sur une base de fissurateur sont  associés des disques gaufrés qui préparent le lit de semence. L’azote est incorporé derrière la dent à 20 cm de profondeur pour forcer les racines à descendre.

Voir parcelle dans la Sarthe

 

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