PARCOURIR LE CARNET >> 0 | 10 | 20

18
février
2010

Voici une petite "compil" de "strip till"

Le strip till était inconnu il y a quelques années en France, aujourd’hui beaucoup d’entre vous sont en train de souder quelques morceaux de ferrailles laissé en ruine où ont carrément décider d’investir dans un "strip till". Cette technique a beaucoup d’avenir, mais ne s’improvise pas !!!
Je vois de temps à autre des strip till quasi neuf à vendre sur les journaux, j’ai vu des parcelles de maïs semées ainsi totalement loupées.....
- Voici donc 2 petites vidéos qui vous montrent les outils au travail :

Semis de Maïs dans un dérobée de RGI :

Je vous ai parlé de cette parcelle l’année dernière, nous avons obtenu un rendement record mais vous pourrez constater que rien n’a été laissé au hasard lors du semis :
- La dent du strip till est équipé d’une petite ailette afin de soulever légèrement le sol et le fracturer. L’ailette va aussi couper les racines du RGI (effet scalpage) pour assurer sa destruction, les bandes de roulements rappuient le sol afin de ne pas laisser de "poche d’air" et les disques gauffrés affinent la ligne de semis.
- 100 kg d’urée sont localisé sur 10-15 cm de profondeur derrière la dent du strip till afon d’assurer un démarrage éclair du maïs.
- Une petite roue montée sur le semoir rappui juste devant la graine pour assurer un bon contact sol-graine et améliorer la remontée capillaire sur le rang .
- La roue pro enfonce la graine dans de la terre fine ( la terre est ferme sous la graine)
- Une roue fonte assure la fermeture de la ligne dans ces conditions délicates. Il ne faut d’ailleurs pas hésiter à rouler la parcelle après le semis ( dans les 12 heures) si les rangs sont mal refermés. Tout ceci semble des détails , mais j’ai le regret de vous annoncer que le maïs ne talle pas, tous les grains visibles sont des quintaux perdus....

Gros strip till ou strip till Intégral

Sur la vidéo suivante, nous voyons le strip till intégral qui travaille moins profond mais respecte le même travail que son grand frêre :
- La pointe est très fine et travail moins profond, il n’y a donc plus besoin des disques gauffrés et des roues squelettes assurent le rappui et la préparation du lit de semence.
- On peut ajouter devant l’outil soit un disque lisse, soit des chasses mottes rotatifs montés en décalés afin de nettoyer au maximun la ligne de semis.
- Le strip till est plutôt conçu pour travailler avec le semoir derrière, cependant on peut parfaitement le passer en solo et remplacer les roues squelettes par des disques gauffrés afin de réaliser une petit butte avant l’hiver par exemple. Cette outil est aussi conçu pour répondre aux petites surfaces car en solo la demande de puissance est réduite ( 120 cv en 8 dents à 50 cm)
- Le gros strip till réalise un travail plus profond (25-30 cm). Je rappel que j’ai tourné ces vidéos lors de la mise en route des machines , nous avons seulement fait quelques aller-retour et nous allons attendre maintenant que les conditions soit meilleur pour continuer. On pense passer le gros strip-till associé au rouleau arrière vers le 15 mars en profitant de localiser l’urée. Nous attendrons ensuite 2 ou 3 semaines que le rang se réchauffe bien, que le seigle pousse suffisament et nous tenterons de détruire ce dernier mécaniquement avec le rouleau. Un petit glyphosate sera appliqué pour gérer les repousses sur le rang provoqué par le passage du strip till puis nous viendrons avec le semoir NG4 en solo pour semer tout simplement. Pour les dérobées, on passera en combiné soit avec le gros ( 6 rgs à 75 ) , soit avec l’intégral en semant à 50 d’intervalle afin de couvrir le plus rapidement possible le rang (on parlera plus tard du problême d’évaporation de l’eau que nous avons au démarrage lorsque nous récoltons le couvert). Et si tout va bien , nous essaierons des haricots au strip till afin de voir comment gérer le salisement par le non-travail de l’inter-rang, limiter l’évaporation afin d’économiser l’irriguation et peut être l’impact de la couverture sur les contaminations de schlérotinia par éclaboussures.

Moi qui pensait ne plus rien avoir à vous dire au sujet des strip till .....Dernier conseil, pour bien régler un strip till, il faut avoir une bonne bêche....

- 

Urée et Ph

_ Depuis 3 ans maintenant, nous apportons environ 100 kg d’engrais en localisé avec le strip till afin d’améliorer l’efficience de l’azote mais aussi pour assurer un bon démarrage du maïs. Nous avons testé plusieurs formules, 18/46, ammonitrate, 16/26, et urée. Dans nos fermes d’élevages où le phosphore n’est pas un facteur limitant, s’est l’urée qui sort toujours en tête avec très bizarrement un nombre de pieds levées toujours très inférieur. En effet, à chaque fois que l’on applique de l’urée avec le strip till le même jour que le semis, nous perdons entre 10 et 20 % de pieds à la levée mais la plante va compenser par le nombre de grains/épis puis par le poids de 1000 grains.(voir essai CA72)
- Pourquoi l’urée brûle t’elle ainsi ???

La réponse se trouve dans les 2 pdf ci-dessous, en se transformant l’urée va très rapidement faire monter le ph qui va revenir à son état initial au fur et à mesure de la nitrification soit 15 à 20 jours après l’application. Voila pourquoi sans le savoir nous avions remarqué qu’il était préférable de passer le strip till en solo 1 ou 2 semaines avant le semis lorsque l’on désir apporter de l’urée. Et pour les parcelles bien ressuyées sur laquelle nous pouvons semer en 1 seul passage (strip till + semoir) comme derrière les dérobées, nous allons choisir des formules d’engrais moins violente genre ammonitrate ou DAP.
- Agri-réseau
- Techno-champs
- L’engrais starter se justifie t’il ???
- Et si on parlait CULTAN


12
février
2010

Séance Vidéo

Vous avez le choix entre regarder ces vidéos, réagir, ou proposer des pistes.

Pour ceux qui ont loupé le primaire , il y a des séances de rattrapage, comme le colloque de l’INRA :
- Le sol, Milieu Vivant

- ou alors des choses plus légères comme un extrait du documentaire "Le retour de l’Agriculture" qui sera présenté au SIA ou un petit PdF d’un article sorti lors du dernier Space.

Si le sujet vous passionne et vous voulez en débattre, une petite table ronde est prévu au SIA le 2 mars prochain. J’y serai et j’avoue que si j’avais continué à labourer les choses seraient plus simples. J’espère que vous serez nombreux à me soutenir ...


2
novembre
2009

Comme je ne sais pas tout , j’écoute France info et je lis TCS

Avoir la bonne information est indispensable pour progresser. Hier, un copain m’a dit qu’il labourait encore et qu’il commençait à en avoir marre d’être un "tortionnaire" de mottes. Il m’a bien fait rire, et en rentrant chez moi je me suis dit que, finalement, ce gars essaie peut être de me tendre une perche, essaie de s’accrocher à moi pour que je lui explique comment moi j’ai fait pour abandonner la charrue. Sa ferme est typique pour ma région, 70 ha de culture, des volailles de Loué et un peu de bovins. 2 tracteurs, un 110 cv pour les labours et le transport d’effluents, un 90 cv avec un chargeur pour l’élevage, équipé de tasse avant pour les semis avec une herse alternative plus un vieux semoir Nodet. Un truc hyper classique , parfaitement adapté a un système labour, mais comment faire avec ce parc matériel pour semer sans labourer ???
Mon copain jeune agriculteur ne peut pas trop compter sur ses voisins (assis financièrement) qui ont renouvelé leurs matos il y a 2 ans pour défiscaliser, il se retrouve donc un peu démuni et se pose sans doute beaucoup de questions auxquelles je ne peux lui répondre car en devenant paysan, il est devenu "chef d’entreprise" et c’est à lui de prendre des décisions. Il a compris que demain il allait falloir produire plus et consommer moins , tout le monde le répète , chacun a sa manière afin d’alerter nos décideurs , voici un aperçu sur le site suivant

On récolte ce que l’on sème

Pays ; Paysage ; Paysans , voilà une phrase qui me plaît bien. Enfin , j’aurais dû la prononcer dans l’autre sens car tout le monde a compris que sans Paysans, il n’y a pas de Paysage et encore moins de Pays. Certaines personnes comme Mr GRIFFON l’ont bien compris et tentent dans l’ombre des médias de réformer l’agriculture. La vision qu’ils ont de l’agriculture de demain collent parfaitement avec les quelques photos que j’ai glanées sur le net, ils veulent redonner une vraie fonction au métier de paysan à condition que celui-ci accepte ce nouveau challenge. Je vous propose donc une petite vidéo sur laquelle j’ai compilé quelques photos d’agriculteurs qui partagent leurs passion du non-labour, des photos de leurs semis avec en voix de fond Mr Griffon lors d’un enregistrement sur France-info.

Terrethique

Tout ceci est bien sympa, mais mon copain, comment il fait ???
Hé bien il va faire comme les paysans que vous avez vus dans la vidéo ci-dessus : avez vous remarqué qu’ils ont presque tous une bêche dans la main , si ce n’est un vers de terre ou des racines de couverts ???
- Il va donc investir dans une bêche pour voir a quoi ressemble son sol puis investir dans de la formation pour éviter d’avoir le Cul Entre Deux Chaises , la CEDC est une position bien connue les premières années de non labour, cette position est par définition "non-durable".
- Ensuite, au fil des recherches sur le net, il va découvrir que des chercheurs ont trouvé depuis longtemps des phénomènes que l’on a parfois du mal a s’expliquer dans nos champs, comme ces petites vidéos :
Entretien avec Patrick Lavelle Directeur de recherche à l’UR137

Accélérateur de Neurones

- Si le sujet l’intéresse vraiment , il va prendre un peu de temps pour aller voir des paysans qui ont déja fait le pas , il est important lors de la transition vers l’agriculture de conservation d’avoir des contacts que l’on peut appeler lorsque l’on a un doute . Sur l’ouest de la France , il y a le réseau Base qui a déja pas mal d’antenne départementale , on trouvera ici des coordonnées d’agris mais il y en a plein d’autres ailleurs , une multitude d’association sont en train de se créer pour cela .
- Et pour 100 litres de gasoil , je ne peut que motiver mon copain à s’abonner à une revue de terrain , TCS bien sûr ...


1er
novembre
2009

La récolte du maïs est finie

JPEG - 34.7 ko

Nous voila à la récolte de mes maïs grain, on va essayer de faire un petit tour de toutes les parcelles, avec le bon et le moins bon :

- Les maïs ensilages :
Rappelez vous , mon maïs dans la prairie : Oignelet Prairie
Voir l’ITK
Celui derrière mais grain :Verger Mais grain
Voir l’ITK
Et celui dans le trèfle :Verger trêfle
Voir l’ITK

- Maintenant que j’ai rempli mes silos pour mes laitières je vais essayer de comprendre pourquoi mon maïs n’a pas poussé partout avec autant de vigueur. J’ai donc repris un peu mes cours pour mieux comprendre :
Cours sur la photosynthêse
Les plus courageux comme moi peuvent aller directement à la leçon 22
J’ai maintenant compris qu’il ne faut pas que de l’eau, de la lumière et des éléments nutritifs pour faire pousser une plante, il faut d’abord activer la photosynthèse. Cette photosynthèse est l’équivalent de la respiration chez nous, enfin plus exactement l’inverse. Je m’explique, moi je respire de l’O2 et je rejette du CO2 que les plantes absorbent pour me rendre de l’O2, et la boucle est bouclée. Maintenant, si je concentre la canopée en CO2, j’ai le droit de penser que mon maïs va pousser plus vite. Je dit ceci mais d’autre l’ont mesuré avant moi, on en parlait déjà dans le TCS45 de décembre 2007.
Vous l’aurez donc compris , plus mon sol sera vivant , plus mes plantes respireront la santé.

- Passons maintenant au maïs grain :
La plus petite parcelle, mais la plus dure a travailler : Cotinière
Dans mon couvert de moutarde : Gibet Bas
Dans le seigle :Gibet Haut
Et voici les résultats de l’essai fertilisation que nous avions mis en place, afin de savoir si oui ou non un engrais starter ou simplement de l’urée était rentable avec la méthode Strip-till : Essai CA72
Voici le tableau récapitulatif :PdF On remarque sur ce tableau que l’engrais mis le jour du semis perturbe la germination, c’est pourquoi je pense que lorsque la terre est froide, il faut absolument dissocier le passage du strip-till et le semis, afin de réchauffer la ligne. Les quelques jours perdus seront très largement récupérés par la suite. On a vu sur les photos précédentes que lorsque la densité était normale, on peut atteindre des rendements extraordinaires, la parcelle suivante va faire encore plus fort.
Rappelez vous, nous sommes sur un dérobée de RGI qui sortira 5 à 6 tonnes d’ensilage début mai 2009, nous avons semé le maïs dans la foulée et celui-ci sortira à plus de 120 q/ha, alors que le semis a été effectué bien après les autres parcelles, et le semis combiné au strip-till ... Cependant, dans ce cas, le sol était réchauffé et on peut croire que les bactéries et autres micro-organismes étaient déjà au boulot avec le RGI, l’enchainement s’est donc bien passé. RGI.
- Sur ma CUMA, nous avions plus de 150 ha de maïs dont une centaine en grain, je n’ai pas encore fait les moyennes mais une chose est sûre, on devrait frôler les 110 q/ha avec 1/3 de la surface en non-irrigué, de quoi nous rassurer... La conclusion de tout cela est que finalement , en technique strip-till, il faut faire exactement comme en labour. Si vous labouriez avant Noël vos terre, il faut strip-tiller à la même époque. Si vous labouriez devant le semoir, dans ce cas accrocher le semoir au strip-till , c’est aussi simple que cela ...
- PS : au passage , un petit article Québécois sur des agris qui explosent aussi leurs rendements
Rick Recker travaille en profondeur : des racines qui descendent pour un rendement qui monte. - Michigan


25
octobre
2009

J’ai semé mon colza à la Sylvain Rétif, âmes sensibles, s’abstenir...

Le diaporama de cette article a été mis à jour le 25/11/2009

Pour faire suite à la parcelle de haricots de printemps dont je vous ai parlé un peu plus bas (topic du 03-08-2009), voici un nouveau diaporama qui relate mes petits essais de semis de colza avec des plantes associées. Ma parcelle se divise donc en 3 :
- Sur 1/3 de la surface, je vais semer le 25-07 au compil un mélange de sarrasin et colza, le but étant de faire 1 semis et 2 récoltes, le tout sans herbicide si possible...
- Sur un autre 1/3, je vais semer des plantes de couverture (gélives) la veille du semis du colza, avec pour objectif de tester l’efficacité sur le désherbage et la production d’azote.
- Et sur le reste, j’ai semé des pois protéagineux le 25-07 au compil, puis je suis revenu le 18-08 semé le colza au strip till. Je vais ici tester une destruction mécanique du couvert et chercher à produire un maximum d’azote pour le colza avec la légumineuse.
Tout ceci provient des différents essais qui ont déja été réalisé chez Sylvain rétif ou par le Cetiom. Ma parcelle est pour moi une parcelle de « jeu », c’est à dire que je n’ai pas investi plus que si j’avais semé un couvert classique, je n’ai fait aucun désherbant, la prise de risque est donc nulle. Seul mon temps me coûte, mais cela me fait des choses à vous raconter et l’échange d’expérience nous fait tous avancer. À coté de cette parcelle, nous avons mis en place une parcelle de recherche avec le Cetiom, avec encore plus de plantes accompagnatrices, avec ou sans désherbants, avec ou sans azote, mais je vous raconterai cela plus tard si vous me le permettez.
Diaporama de ma parcelle de Colza après Haricots de printemps ( je vous conseil de faire F11 pour visualiser les photos en plein écran et ainsi mieux lire les légendes , attention toutefois , plus de 200 photos vous attendent ...)


23
octobre
2009

" Je suis comme tout le monde , je ne sais pas tout "

- Partant de ce constat, j’ai donc décidé d’aller en formation afin de savoir comment mettre en place chez moi une agriculture plus respectueuse de l’environnement. J’ai appris les bases de l’agronomie à l’école, mais pour la pratique, cela ne peut s’apprendre que sur le terrain, il faut donc prendre le temps de sortir de sa ferme pour aller voir ce que font les autres, et ne pas hésiter à assister à des conférences où interviennent les plus grands spécialistes de l’AC. Le premier que j’ai écouté est sans doute Claude Bourguignon qui m’a expliqué que j’étais responsable de mes actes , cela fait réfléchir ... Et voici le dernier que j’ai rencontré au NLSD puis en petit comité lors d’une rencontre BASE, Jay Fuhrer m’a encore décompacté le cerveau. Voici un aperçu sur le site BASE
- Si on veut développer l’AC en France et la faire reconnaître par notre administration afin que demain nous ayons des techniciens à nos cotés, il ne faut pas hésiter à inviter nos journalistes agricoles sur nos fermes, et voici le genre d’article que cela peut donner :
N° spécial de l’Avenir agricole pour le SPACE 2009.

- Et enfin, à force de me faire décompacter le cerveau, j’ai de temps en temps l’occasion de témoigner de mes pratiques, et je suis ravi quand je vois quelques personnes du public se gratter la tête en m’écoutant. Voici un aperçu de la présentation que j’ai donné au NLSD 2009.

- Et pour finir , je vous propose une petite vidéo . Comme souvent , on ne comprend pas tout de suite de quoi on nous parle , on voudrais du concret , des choses que l’on nous explique et que l’on peut reproduire facilement dans nos champs . Ceci serait trop simple , mais il faut souvent un electrochoc comme sait très bien le faire Mr Bourguignon pour comprendre que les solutions sont devant nous , chez nous ....Si vous allez voir les autres vidéos qui sont sur le site des Bourguignon , je ne voudrais surtout pas que vous refusiez de manger la tarte au pomme que vous a préparer votre belle-mêre , mais rappelez vous simplement le goût qu’avait celle de votre grand-mêre ......


18
octobre
2009

Je suis devenu Bio malgré moi le temps d’une culture

Voici un bel exemple de ce qu’il ne faut pas faire .. Il y a quelques temps , je vous ai montré comment je semais mes pois dans un couvert Biomax , puis j’ai fait quelques photos pour vous montrer comment se déroulait ma culture de pois de printemps , et voici maintenant la suite de cette parcelle . J’y ai semé des haricots tardifs après la récolte de mes pois , mais les repousses de ceux ci m’ont causé quelques problèmes car il n’y a plus de désherbants autorisé pour gérer ceux-ci , j’ai donc du faire appel à un voisin " Bio" pour gérer mon sallissement . La difficulté que j’ai rencontrée ici risque de nous arriver de plus en plus avec le retrait de nombreuses matières actives , voici donc comment j’ai "sauvé" ma culture , ceci n’est pas une piste pour demain mais de nombreux enseignements peuvent en être tiré

Voir le diaporama de mes haricots tardifs


9
octobre
2009

J’ai installé des panneaux solaires dans mes champs

Alors que les énergies renouvelables envahissent notre quotidien, je tenais à vous présenter ici le gros investissement que je viens de réaliser dans mes champs. En effet, vous avez tous entendu parlé des panneaux solaires contenant du silicium, et qui ont la faculté de transformer l’énergie solaire (gratuite) en électricité que vous revendez au prix fort, ... à vous même.
Disposant de grandes surfaces bien exposées dans mes champs, j’ai donc installé des capteurs un peu partout, et plutôt que de revendre de l’électricité qui servira à faire fonctionner des usines chimiques qui par la suite vont me revendre des phytos censé augmenter ma productivité dans mes champs (engrais, herbicides), j’ai tout simplement raccordé mes capteurs directement au sol, à la terre quoi !!!
Rassurez vous , je n’ai pas pris une décharge avant d’écrire cela, j’ai juste compris que l’on pouvait de façon très simple valoriser une source d’énergie gratuite pour nous, et l’exploiter de façon à réduire nos utilisations de pesticides très gourmandes en énergie. J’ai donc semé des plantes accompagnatrices avec mon colza, celles-ci vont capter les rayons du soleil pour faire de la biomasse et geler à l’entrée de l’hiver. Les rayons ainsi captés réduiront la croissance des adventices (effet recouvrement) et on peut même facilement monter une petite usine de fabrication d’azote directement dans le champ, sans compromettre la culture du colza ; ceci semble tellement évident que l’on se demande pourquoi l’on ne l’a pas fait avant, et mes essais sont dérisoires par rapport aux projet de la NASA ???

Voici 2 liens pour se rappeler comment circule l’azote dans le sol , et comment on le fabrique de façon synthétique :
- http://www.cegep-ste-foy.qc.ca/prof...

- http://www.vulgarisation.net/72.pdf

Et voici enfin les photos de la parcelle. Ces essais voient le jour grâce à la persévérance de paysans pionniers qui depuis longtemps cherchent des solutions pour réduire la chimie tout en restant performant, nous avons maintenant le soutien indispensable du Cetiom pour mesurer la pertinence de nos essais. Je suis sûr qu’aujourd’hui il y a dans chaque département de France un paysan qui a mélangé des plantes avec ses semis de colza, si chacun d’entre nous remontons nos observations au Cetiom ou sur ce site, nous aurons demain des recettes fiables pour que les paysans puissent mettre en œuvre sans risque une Agriculture Ecologiquement Intensive

- Diaporama Plateforme Colza Cetiom 72-2010


2
octobre
2009

Vous semez comment l’année prochaine ???

Tant que nous sommes dans les questions, en voici encore une ... Plus sérieusement, vous savez que depuis maintenant plus de 5 ans, nous travaillons à la mise au point d’un outil que nous avons baptisé " Strip till ", simplement parce que nous nous sommes inspirés des outils Américains. Plutôt que d’importer une machine toute faite en espérant qu’elle fonctionne dans nos sols, nous avons préférer développer une machine "française", modulable en fonction des besoins. Les débuts ont été délicats à cause du manque d’expérience, croyant également que nous avions la machine révolutionnaire, une fois les désillusions passées et la technique assimilées, quelques coups de meuleuse ou des soudures ici et là, et la machine commence sérieusement à se peaufiner et les résultats arrivent à la hauteur de nos espérances. Ceci n’est pas une machine miracle, mais elle fait tellement peur aux autres constructeurs que je suppose qu’ils auront a peu près tous un modèle de "Strip-till" à vous présenter au prochain Sima. En attendant , voici quelques images tournées quelque part en France...

Evidemment , on peut accrocher un semoir derrière le strip till comme vous l’avez vu pour mon maïs à la Steve Groff ou simplement repasser avec un semoir solo. Et si tout se passe bien, vous devriez obtenir des cultures qui ressemble à celle ci-dessous. Plus d’info sur le site Duro


26
septembre
2009

Vous semez comment cette année ???

2 petites vidéos trouvées sur le net, histoire de rigoler un peu en période de crise :

La 1ère me rappelle ma jeunesse ....

La seconde me fait plus que plaisir, l’innovation apportée par le numérique et internet a révolutionné l’agriculture, à chacun de choisir ...