HORSCH fête son 25ème anniversaire
SOMMAIRE
Vous avez la terre, plus que jamais nous avons la technique
La Mondialisation et l’Agriculture
Horsch Focus 8 & 11 CS
Infiltration de l’eau et travail du sol
Thierry Le Clézio, Côtes-d’Armor : une rencontre et … un déclic
Jean-Marie Velghe, Belgique : le non-labour, une réponse à l’érosion
Hervé Vanderhaeghe, Nord : Savoir respecter ses sols
Au regard même de la branche du machinisme agricole, 25 années d‘existence sont à proprement dit, une période relativement courte. Durant cette période, chez aucun constructeur, une telle croissance n‘a été constatée qu’au sein de l‘entreprise Horsch Maschinen GmbH. A l‘entrée de l’année 2009, nous atteignons un chiffre d‘affaires de 181 millions d‘Euro (plus 74 % par rapport à 2007) contre 28 Millions d‘Euro en 2000, faisant de la société Horsch le constructeur de machines agricoles qui a connu la plus forte croissance au cours de la dernière décennie (pour les entreprises réalisant plus de 50 millions d‘Euro de C.A.). Aujourd’hui, Horsch se positionne sur la performance, une qualité de fabrication sans compromis et le leadership de l’innovation dans le secteur du semis et du travail du sol sans labour.
L’histoire de Horsch est bien entendu indissociable de celle de son fondateur, Michael HORSCH et de ses collaborateurs issus de sa famille. Aîné de six frères et sœur, Michael HORSCH est parti en 1979 aux États-Unis, après son apprentissage en agriculture, sur place a germé l‘idée d‘avoir plus tard sa propre exploitation. Après, il dut rentrer en Allemagne pour effectuer son service civil. Il eut vite en tête les semoirs de semis direct et Helmut Horsch « l’excitait » avec sa demande de développer une technique de semis de maïs sous plastique.
En l’espace de quelques semaines, le prototype était livré et les commandes suivirent en provenance du grand cercle familial. Simultanément, il développa, grâce à l‘aide de Ernst, Dieter et Klaus HORSCH, son premier semoir de semis direct. Le Sème-Exact assura pendant longtemps notre pain quotidien. L’intérêt grandit lentement mais de façon constante.
En 1984, Michael HORSCH, son père Dankwart et Walter HORSCH fondèrent, en qualité d‘associés majoritaires, la Sarl HORSCH Maschinen. Helmut Horsch et son fils Hans-Ulrich ainsi qu‘Eckart Eyer furent désignés associés minoritaires. Très vite, de nouveaux produits ont été développés : le Terra-Trac fut un pourvoyeur de revenus important. Avec ce tracteur trois roues, nous avons eu l‘idée de l’automoteur de semis qui nous a fait réellement connaître.
En France, il fît la connaissance de son épouse, Cornelia – son père était l’un de ses tout premiers client.
La réunification de l‘Allemagne a radicalement modifié la situation : il y eut dorénavant de grandes surfaces, qui avaient, à juste raison, besoin de nouvelles technologies. Horsch développa d‘autres produits, particulièrement pour les grosses exploitations de plus de 1000 hectares.
En 1995, son frère Philipp entra dans la maison, sa grande capacité de travail, sa créativité et sa positivité permirent de faire un nouveau bond en avant. Michael et Philipp HORSCH sont très semblables : l‘agriculture et la technique constituent leur passion, ils ont besoin de travailler pour se détendre, trop de temps libres ne les satisfont pas, la bureaucratie les étouffe, l’immobilisme et les idées toute faite les chauffent à blanc et les gens qui pensent négativement les insupportent.
En 1998, le premier centre de formation a été inauguré, pour divulguer au plus grand nombre notre expérience et notre savoir-faire.
Dès l’an 2000, notre croissance s’est accélérée et les profits ont augmenté. HORSCH a alors bâti un hall de montage au Sitzenhof (2002), un complexe de bureaux supplémentaire (2004) et une usine à Ronneburg (2006).
« Je n’aurais jamais imaginé que nous connaîtrions une telle croissance et malgré la crise économique actuelle, je garde confiance en l’avenir, car cette crise nous apprend, où conduit l’avidité et l’égoïsme. Je suis persuadé que les entreprises familiales, où les collaborateurs et les dirigeants tirent dans le même sens et respectent leurs clients, ne doivent pas se faire de soucis », estime Michael HORSCH
A l’occasion du jubilé, HORSCH a publié un livre intitulé Juste un moment.
Ce livre ne raconte pas la chronologie de l‘entreprise comme cela est souvent le cas avec une multitude de dates, il s’agit au contraire d‘un livre particulier, dans lequel des histoires sont relatées autour de belles photographies. Ce sont des histoires de membres de la famille, d‘employés, de clients, de professeurs universitaires, de fournisseurs, de constructeurs. Des hommes et femmes qui ont parcouru un bout de chemin avec Horsch ou qui continuent la route avec l’entreprise. En tournant les pages de cet album photos, on remarque très vite, combien ces compagnons de route ont des profils variés et ce qui nous relie tous ensemble. Plongez vous dans vingt-cinq années d’histoires captivantes. Le livre du jubilé a 134 pages avec de riches illustrations et est traduit en 4 langues (allemand, anglais, français, russe). Il est disponible au prix de 29,90 € (recommandation de prix non obligatoire). Il est édité par : Neufeld Verlag Schwarzenfeld avec le numéro de commande 588 779 et l‘ISBN 978-3-937896-79-3.
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Vous avez la terre, plus que jamais nous avons la technique
1966 – 1981 : le semis direct
La simplification a pour origine les sols très difficiles de la ferme familiale du Sitzenhof en Bavière. Dès les années soixante, la famille HORSCH a supprimé le labour et investi dans les matériels spécifiques de semis direct à disques, sans travail du sol. Après des débuts prometteurs, tant au niveau économique qu’agronomique, les premiers problèmes sont apparus : limaces, rongeurs, salissement… mais surtout la gestion des pailles, surtout dans le sillon, a vite posé des problèmes avec l’introduction du colza. Les rendements baissaient malgré de nombreux essais.
1981 – 1997 : le semis réparti sous mulch
Dès 1979, les premiers tests du futur et célèbre Sème-Exact ont débuté sur l’exploitation. Le ‘’système HORSCH’’ comme il est communément appelé, a remporté un énorme succès en Allemagne et très rapidement en France. La combinaison rotor accolé à la planche de semis a apporté un nouvel élan au semis direct. Pour la première fois, un semoir plaçait la semence à profondeur régulière, sous les résidus, dans un lit de semence idéal avec suffisamment de terre fine. De ce fait, le Sème-Exact est aujourd’hui parfois le témoin des essais TCS, au sein de prestigieux organismes.
1998– 2005 : les TCS professionnelles
Les années 90 ont permis une reconnaissance des semis sans labour et la société HORSCH, au travers des visites de parcelles, brochures et autres vidéos en a été le principal instigateur au niveau des constructeurs. Le premier centre de formation aux TCS a été ouvert en Allemagne, dès 1998, avec 8 ha de parcelles d’essai.
Les relations étroites nouées avec les agriculteurs, les essais mis en place et de nouvelles rotations abordées en TCS ont permis d’affiner une offre professionnelle. Le travail du sol préalable au semis est devenu une évidence pour beaucoup de nos clients. HORSCH fait son entrée sur le marché, dès 1997, avec le Flachgrubber, puis viennent rapidement les Terrano.
Parallèlement, HORSCH a apporté une réponse efficace à l’augmentation des surfaces et la volonté de semer au maximum en bonnes conditions, en proposant les gammes Pronto et CO.
Restait à convertir les laboureurs, c’est chose faite avec le Tiger, qui propose une alternative judicieuse à la charrue.
Aujourd’hui, la société HORSCH s’attaque au marché du semoir monograine de maïs avec le Maïstro et propose une solution originale pour la préparation des sols avec un StripTill Focus, permettant l’apport d’engrais jusqu’à 30 cm sous la ligne de semis.
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La Mondialisation et l’Agriculture
Le Développement de la population dépend directement de celui de l’agriculture, car c’est elle qui la nourrit. L’agriculture est de plus en plus productive et nourrit de plus en plus de monde, accélérant ainsi l’essor démographique.
La population, l’agriculture et la technique sont très liées. Certains chiffres impressionnent :
Il y a 4 Millions d’années vivaient sur la terre quelques milliers de personnes, avec une espérance de vie très courte. A cette époque, la population augmentait très faiblement, tandis que plus tard, elle augmente beaucoup plus vite.
8000 années plus tard, la population va se multiplier par 10, à la naissance du Christ : 200 Millions d’habitants (c’est à dire 2,5 fois l’Allemagne). En 1865 : 1 Milliard, 100 années plus tard, en 1965 : 3 Milliards de personnes. En 2000 : 6 Milliards, et d’après les calculs de Mr Kapitza (chercheur russe), nous serons en 2050 : 10 Milliards. Les Indiens doubleront même les Chinois et aurons tous deux 3 Milliards d’habitants, ce qui représente la population mondiale en 1965. Cette dynamique est incroyable et impressionnante !! Une augmentation au carré qui nous donne la vitesse de croissance de la population. Lors d’un doublement de la population, la vitesse de croissance est multipliée par 4, lorsque la population se multiplie par 3, la vitesse de cette augmentation va 9 fois plus vite ! !
Par rapport à cet essor, nous avons aujourd’hui une production céréalière qui stagne. Depuis 1996 nous produisons environs 2 milliards de tonnes de céréales.
Les régions céréalières dans le monde sont surtout situées dans l’hémisphère Nord et le nombre d’hectares n’augmente plus autant qu’avant. La région où elle augmente le plus c’est l’Amérique latine, en défrichant des forêts. La stagnation de la production de céréales est due d’une part, à la stagnation des rendements.
Les dernières 30 années on a pu observer une augmentation de rendements à cause des engrais, du savoir faire et de la technique. Les politiciens ne se faisaient pas de soucis : la population augmente, la production suit, donc pas de problèmes. Le système des jachères a même été introduit pour réduire la production.
Depuis 2000, le stock mondial des céréales diminue et atteignait en 2004 plus que 23% de la production mondiale. C’est un chiffre limite, car dès que la réserve diminue, les marchés deviennent plus nerveux et les prix augmentent.
La baisse a été constante sauf l’année dernière, pourquoi ? : l’année 2004 a connu un mois de juin pluvieux et cela en Europe, Europe de l’Est et aux Etats Unis. Mais qui nous dit qu’il va pleuvoir tous les mois de juin dans l’avenir ? L’année 2005 n’a pas tarder à "remettre les pendules à l’heure".
Quels sont les facteurs qui diminuent le stock mondial ?
Une augmentation de la consommation liée à l’essor démographique, mais ce n’est pas tout :
1. Les pays pauvres deviennent plus riches et consomment donc plus de viande. La viande elle même consomme des céréales et du soja dans leur processus de transformation.
Pour nourrir les animaux ils faut beaucoup de plantes. Quand nous mangeons un steak, on influence la masse biologique. Si l’on se nourrissait que de steaks, on consommerait 10 fois plus de masse biologique, que si on se nourrissait que de céréales.
2. Les États-Unis ont décidé d’investir dans la production d’éthanol . L’éthanol est produit à base de maïs. Ils sont déjà aujourd’hui deuxième producteur d’éthanol et veulent produire 20 Millions hL/an en 2010, ce qui correspond à 50 Millions t de maïs consommés, c’est à dire 20% de leur production. L’Europe s’éveille doucement à cette nouvelle source d’énergie.
3. Le climat : en Europe, nous sommes privilégiés. L’Europe est la région du globe où les rendements sont les plus élevés. Cela vient d’une part du climat relativement tempéré, mais aussi de l’eau. Les plus hauts rendements de blé sont en Allemagne du nord et en Angleterre car les jours sont plus longs et au mois de juin le soleil brûle moins que dans la Beauce, par exemple. On essaie toujours de nous dire que l’ex Union soviétique qui a des sols phénoménaux, ferait de plus haut rendements avec une meilleure mécanisation et plus d’argent pour acheter des produits phytosanitaires. Cela est peut être vrai dans une petite partie, en Ukraine, mais la plus grande partie des terres tchernoziom sont situés dans des régions où le climat est très froid. (3 mois de l’année il fait froid et le reste de l’année, le climat est glacial !) Cela ressemble au nord des Etats Unis et au Canada et là bas les rendements sont en moyenne de 23 qtx par rapport à 16 en Russie aujourd’hui. Ce n’est donc pas l’Asie Centrale qui produira beaucoup plus !
L’agriculture aura une importance de plus en plus grande dans les années à venir, alors qu’aujourd’hui la renommée des agriculteurs n’est pas toujours la meilleure. (consommateurs de subventions et pollueurs…).
Vers une nouvelle voie dans la manière de travailler
L’entreprise HORSCH se concentre sur le développement de matériels pour servir l’agriculture, tout en respectant la nature le plus possible (le Placement Précis de la Fertilisation avec le soc Duett ou le StripTill Focus sont un exemple révélateur).
La mondialisation influence aujourd’hui directement l’agriculture. L’augmentation du pétrole, de l’acier, de l’engrais se répercute directement et les agriculteurs sont obligés de travailler de manière plus efficace et de trouver de nouvelles solutions.
Notre entreprise s’attache à promouvoir les solutions qui offrent des solutions professionnelles aux agriculteurs. Toute notre attention est donc dirigée vers une triple stratégie : Proposer des machines et des solutions culturales + simples, + rapides et + sûres. L’un ne pouvant aller sans l’autre.
Notre approche est conditionnée par ces trois aspects :
Le premier travail est effectué par la moissonneuse : nous voulons des chaumes courts et des pailles et menues pailles très bien réparties.

Ensuite, nous préconisons un travail du sol avant semis avec des outils rapides, simples d’entretien et de réglage, pouvant travailler à des profondeurs variées, pour éviter la création de semelles. La profondeur varie selon les volumes de résidus, le type de sol, la culture à mettre en place.

Le travail du sol nous semble primordial pour sécuriser les rendements, d’année en année, ne serait-ce que pour éviter le transfert de maladies d‘une culture à une autre (principe du "Pont Vert").

| Eléments porteurs de maladies pour la culture suivante (M. Horsch) |
|
| |
Total |
Taux d’éléments conducteurs |
| Pailles |
70% |
25% |
| Menues pailles |
20% |
35% |
| Racines |
10% |
40% |
Au niveau du semis, nous proposons des solutions adaptées aux différents types de sols et rotations : le Pronto DC est notre semoir à disques et le Sprinter ST, notre semoir à dents.
Aujourd’hui, on parle beaucoup de semis direct sous couvert. C’est une technique intéressante, mais nous ne sommes pas persuadés qu’elle soit bien adaptée à la France, l’Allemagne, l’Angleterre ou la Scandinavie. Or c’est aussi d’agriculture durable dont il est question et assurer le rendement fait partie intégrante de ce concept.
Autant dire, que les rotations du Brésil (maïs/soja) sont très loin de la réalité française, sans parler du climat. Un couvert est obligatoire dans ce pays, si l’on considère qu’un sol nu serait brûlé par le soleil, malgré des pluviométries parfois importantes. A l’échelle mondiale, outre l’Amérique du sud, nous commercialisons des concepts pour le semis direct en Russie et dans le Middle West des États-Unis (alors que les états du nord et au Canada, les TCS sont plus utilisés).
Le semis professionnel, c’est une équation simple : + simple, + rapide, + sûr avec une baisse des coûts de production, une augmentation des rendements et une bonne gestion des rotations.

En conclusion, les défis à relever sont connus, mais l’agriculture est un métier d’avenir, car si elle ne représente que 3 % du PNB en France, il est inconcevable d’imaginer notre société privée de notre noble activité, car sans elle, c’est bien 100 % du PNB que l’on rayerait des table statistiques ! ! !
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Horsch Focus 8 & 11 CS
L’implantation d’un maïs, ou d’une culture betteravière est souvent onéreuse, par le nombre d’interventions nécessaires, en technique traditionnelle. Pour pallier à ces coûts élevés de production, HORSCH propose le FOCUS pour atteindre :
la réduction des doses d’engrais en améliorant leur efficacité
la réduction des coûts du travail mécanique en réduisant le nombre d’intervention
l’augmentation du rendement, en apportant les éléments nutritifs dans la zone du développement racinaire.
La limitation du stress de la plante, par un apport adapté et précis de ses besoins nutritifs.
Il peut y avoir d’autres raisons économiques ou climatiques (vent, érosion) ou encore pédologiques (sols argileux qui ne peuvent être travaillés qu’avec des moyens très coûteux). Lorsque l’on ne travaille pas le sol, il se réchauffe moins vite au printemps car il conserve plus l’humidité et les résidus en surface forment un tampon contre le soleil.
Caractéristiques techniques
Le FOCUS est constitué de dents TerraGrip avec des espacements réglables de 45, 50, 75cm selon la culture à mettre en place. La dent dégage le rayon des pierres et résidus végétaux et localise de l’engrais entre 15 et 35cm La terre déplacée par la dent forme une butte qui permettra un réchauffement plus rapide du sol et améliorera le contrôle de profondeur du semoir. Ce travail du rang limite l’érosion et diminue la consommation de gas-oil à l’ha. Une trémie engrais de grosse capacité donne l’autonomie et on peut au printemps atteler sur son relevage le semoir et apporter le reste de l’engrais au moment du semis. Le FOCUS est muni de traceurs à disques mais nous conseillons l’utilisation de systèmes de guidage GPS plus précis et moins fatigants que le pilotage à vue
Fonctionnement
Le but du FOCUS est de ne travailler que partiellement le sol ou de le décompacter.
La ligne travaillée est plus foncée et se réchauffe plus vite. Le gel pénètre plus en profondeur dans cette zone. Pour augmenter encore ces effets, on provoque à l’automne un effet de buttage. Ce travail profond s’effectue, à l’automne, dans les sols moyens et lourds et on en profite pour déposer l’engrais en profondeur. Sur des sols légers, on effectuera plutôt ce travail au printemps pour limiter les pertes par lessivage.
Dans ce dépôt, on met de l’engrais de fond ou des engrais contenant de l’ammonium (par exemple : DAP 14-48). On peut aussi y ajouter des oligo-éléments, Potasse, Sulfate d’ammoniaque, mais surtout pas de nitrates.
HORSCH préconise l’utilisation du FOCUS avec apport d’engrais en profondeur. Les plantes cultivées en ligne sont semées sur la butte. Les racines se développent rapidement en profondeur dans la zone non tassée et arrivent rapidement au dépôt d’engrais.
En conditions sèches, la plante arrive à prélever en profondeur les éléments dont elle a besoin, car il reste un peu d’humidité. Lors d’un travail superficiel, l’engrais est plus près de la surface et est moins disponible en profondeur, donc moins accessible pour la plante, que quand il est déposé à 25 cm. De plus, quand les premiers centimètres sont asséchés, la plante n’absorbe pas, les éléments situés dans cette zone.
Témoignage : Philippe GOETZMANN, Inspecteur Commercial HORSCH (7 juillet 2005)
Suite à la journée du 5 juillet 2005, chez M André NUSSBAUMER (Haut-Rhin), il nous semble qu’il est important de résumer et de faire le point sur ce que nous avons vu et pensons savoir sur la technique du Focus. Le matériel est arrivé tardivement (fin avril) et le travail a donc été effectué dans des conditions humides et trop tard pour obtenir l’effet restructurant au niveau de la ligne des semis. Le FOCUS a été utilisé à différentes profondeurs avec et sans engrais, et comparé à du travail simplifié.
Les premières observations sont les suivantes :
La levée derrière le FOCUS est plus irrégulière qu’en TCS (moins de terre fine). Les différences se sont cependant progressivement estompées. Et depuis début juillet, en raison des conditions sèches, des écarts importants se dessinent : le maïs en TCS stagne, alors que le maïs après strip-till non fertilisé a un développement normal, et qu’il est lui-même dépassé par le maïs avec strip-till et fertilisation. Nous attendons les résultats de rendements avant de tirer des conclusions sur cette année de tests.
Ce que nous proposons avec la technique FOCUS
Une réduction des doses d’engrais grâce à une plus grande concentration et une meilleure disponibilité pour les plantes ;
Une réduction du coût du travail du sol ;
La possibilité de rentrer plus tôt dans les parcelles ;
Un meilleur réchauffement du sol sur la ligne grâce à la butte de terre ;
La possibilité d’apporter des doses d’engrais importantes en localisé (450kg/ha) ;
Une amélioration des rendements grâce à moins de stress pour la plante ;
Une logistique adaptée aux besoins de l’agriculture moderne ;
Une absence de pierres et de paille sur le rang grâce au passage de la dent qui les écarte ;
Une limitation de l’érosion.
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Infiltration de l’eau et travail du sol
Essai de Schänitz (région de Dresde, Allemagne) sur l’infiltration de l’eau en fonction du mode de travail du sol
Le Strip-Till, s’il effectue une microfissuration, n’en demeure pas moins un excellent moyen de lutte contre l’érosion, comme le montre la figure ci-dessous.
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Thierry Le Clézio, Côtes-d’Armor : une rencontre et … un déclic
A la tête d’une exploitation de polyculture-élevage en Bretagne, Thierry Le Clézio cultive 132 ha de blé, maïs ensilage, colza, orge, avoine et pois de conserve, sur des terres argilo-limoneuses peu profondes. L’atelier animal se compose d’un troupeau laitier et de taurillons.
En 1998, Thierry Le Clézio assiste à une conférence tenue par Claude Bourguignon, agronome et Alain Orhan, agriculteur pionner dans la méthode Horsch dans le département. « Le non-labour est alors apparu comme une évidence, je devais être à l’écoute de mon sol et veiller à sa pérennité. J’ai vite compris également que ce système pouvait me faire gagner du temps ». Notion non négligeable sur une exploitation d’élevage. « J’ai alors décidé de semer l’intégralité de ma sole la même année sans labourer, les blés à l’automne, et le maïs ensilage au printemps. Des semis que j’ai même réalisés après prairies sans user de ma charrue. »
Les années qui ont suivi ont révélé des avantages non négligeables, une meilleure portance des sols, un ressuyage plus rapide et surtout une meilleure homogénéité dans ses sols. « Quand je labourais je remontais de la terre jaune, desséchante, qui faisait mûrir trop vite le maïs par place et impactait donc sur les rendements. »
Le choix du système Horsch s’est fait en 2003 suite à la rencontre avec Michael Horsch. « Jusqu’à lors je cherchais un système pouvant répondre à mes attentes, en vain. Quand j’ai rencontré Michael j’ai été convaincu par son système et j’ai alors investi dans un Sème-Exact pour pouvoir semer toutes mes cultures et donc gagner en débit de chantier. » Tous les outils, décompacteur, rotalabour, déchaumeur à patte d’oie ont été vendus, pour ne garder que le Sème Exact et un outil de déchaumage.
Puis en 2008 pour une question de régularité de semis et de pièces d’usure, Thierry revend son Sème Exact pour un Pronto 3DC. Il revend également son déchaumeur pour un Terrano 3 FX, pour des raisons de mélange plus intensif, de meilleur nivellement. « J’ai été séduit aussi par la simplicité de réglages de l’outil par son système de cales mais aussi d’entretien… ». Aujourd’hui le système de Mr Le Clézio est bien rodé, et lui a permis de dégager du temps d’une part pour l’exploitation, et d’autre part pour réaliser des travaux à façon pour ses voisins.
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Jean-Marie Velghe, Belgique : le non-labour, une réponse à l’érosion
Jean Marie Velghe est agriculteur à Peruwelz, en Belgique et associé avec son frère sur une exploitation de polyculture-élevage. 110 ha de blé, betteraves, haricots, carottes, pommes de terre… un troupeau laitier de 50 vaches laitières et une entreprise de travaux agricoles autant dire que le travail doit être à l’optimisation.
Tout commence en 1998, lorsque le paysage se met à changer autour de l’exploitation. En effet une ligne de TGV est en construction et avec elle un remembrement qui fait passer 80 hectares répartis en 40 parcelles, à 6 parcelles. La plus grande parcelle fait alors 16 hectares, 400 mètres sur 400 mètres avec une pente régulière de 3%. « C’est l’histoire de cette parcelle qui a fait basculer mon système de travail » précise Jean-Marie. La première année sont implantées des pommes de terre en système conventionnel. Mais de fortes pluies durant l’année rendent difficile la récolte, et deux hectares en contre bas de la parcelle sont même perdus. C’est alors que Jean-Marie prend réellement conscience qu’il doit trouver des solutions aux problèmes d’érosion et de battance sur ses terres limoneuses. Déjà convaincu par le non-labour depuis 3 ans dans ses parcelles implantées en blé, il décide alors d’essayer deux cultures plus délicates, à savoir la betterave et la pomme de terre sur la moitié des surfaces dédiées. Les rendements sont identiques à ses parcelles labourées. En 1999, toute la sole est alors en non-labour et en 2000, Jean-Marie revend sa charrue. « On doit être prêt pour passer au non-labour, c’est un cheminement psychologique à faire et non pas une mode à suivre ! » précise-t-il.
Parallèlement au non-labour, Jean-Marie a décidé il y a 10 ans d’implanter des couverts végétaux après chaque culture dans le cadre de mesures agro-environnementales. Aujourd’hui son contrat s’achevant, il a décidé de perpétuer cette pratique car il considère que son raisonnement de protection de l’environnement est un ensemble de pratiques dont le non-labour et les couverts font partie intégrante.
Après 10 ans d’expérience, Jean-Marie dit ne plus reconnaître ses terres : « Elles se travaillent maintenant plus facilement. Un passage superficiel avec mon Terrano 3FX suffit avant le semis et remplace le travail de la herse rotative ». Ainsi cet outil a été abandonné et Jean-Marie a alors investi dans un Pronto 6DC pour accroître le débit de chantier.
Enfin les rendements équivalant au labour les premières années, sont en nette augmentation aujourd’hui. La culture de betteraves parle d’elle même. Les rendements ont augmenté progressivement depuis les premières années de non labour passant de 60 tonnes à 90 tonnes l’année dernière !
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Hervé Vanderhaeghe, Nord : Savoir respecter ses sols
Agriculteur dans le Nord de la France, en Flandre Maritime, Hervé Vanderhaeghe est à la tête d’une exploitation de polyculture sur 110 ha, où se mêlent blé, escourgeon, colza, pois protéagineux, lin, betteraves et pommes de terre. Dans un secteur où les sols sont de type argilo-sableux à teneur élevée en argile, jusqu’à 40%, il convient de savoir respecter ses terres pour qu’elles expriment leur potentiel.
Il y a encore 10 ans, M. Vanderhaeghe était en système conventionnel pour la totalité des cultures. Mais en 1999 les semis d’automne ne le satisfont plus. « Entre la moisson et la récolte du lin parfois tardives dans nos secteurs, et les premiers semis dès la fin septembre, le temps est parfois compté. Il n’était alors possible que de réaliser un unique passage de charrue sans déchaumage au préalable », explique M. Vanderhaeghe. Système qui ne permettait donc aucun mélange des résidus et par voie de conséquence une très mauvaise dégradation. Il a alors été décidé de semer les blés et escourgeon directement après plusieurs passages de déchaumeur. Le semoir classique a donc été changé pour un Pronto ajusté. « En effet ne labourant plus et souhaitant gagner en débit de chantier, je voulais pouvoir décompacter en semant » précise t-il. La trémie a donc été adaptée à l’avant du tracteur permettant de combiner décompacteur, herse rotative et rampe de semis à l’arrière. Système adopté dans un premier temps pour aller plus vite, il a rapidement été concluant pour des raisons agronomiques. « Auparavant j’avais des levées très hétérogènes, la profondeur de semis étant irrégulière. Les plantes implantées plus profondément étaient plus chétives au passage de l’hiver, des attaques de mouches grises sur les parcelles après betteraves survenaient fréquemment… » explique t-il. Problèmes que l’agriculteur ne rencontre plus grâce notamment à un parfait maintien en terre des éléments semeurs et au système de plombage de la graine.
Mais 5 ans après, le déchaumage n’était plus satisfaisant. « Je souhaitais pouvoir réaliser mes passages à des horizons différents mais le travail n’était pas concluant, l’outil bourrait trop facilement et j’étais limité en vitesse » précise t-il. Il a donc été décidé de tester un Terrano 4FX. « Essayer c’est adopter » dit le proverbe, et c’est bien ce qui a été fait. Et le système fonctionnait tellement bien que depuis deux ans toutes les cultures sont maintenant préparées au Terrano, exit la charrue et même le décompacteur qui finissait par « sortir des lards de terres ». « Cet outil me permet des passages de 5 à 20 cm avec un maintien parfait de la profondeur et à une vitesse moyenne de 13 km/h ». Ayant opté pour le rouleau roll-flex, il constate que le système de rappui avec une alternance de bande tassée et non tassée, permet un meilleur passage de l’eau durant l’hiver. Il conclut que « agronomiquement mon sol revit avec une meilleure activité des lombrics et des insectes comme les carabes nettement plus présents ».
Enfin Hervé Vanderhaeghe tient à préciser que le non-labour est un ensemble de pratiques qu’il faut adopter tout au long de l’année, sur l’ensemble de son itinéraire, comme les pneus basse pression ou encore les bennes en bout de champ lors des récoltes. Et d’ajouter « j’ai appris à être patient pour aller sur les terres car nos types de sols associés à la pratique de non labour ne permettent aucune erreur ».
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